vendredi 12 août 2011

Scéliphron, suite 4


Si nous observons bien, nous voyons qu'à 7h, un petit quelque chose dépasse un tout petit peu de la jarre (7h c'est à dire en bas un peu sur la gauche de l'ouverture).




Ici regardez bien entre les pattes avant de notre amie, bien que là, je ne sais pas vraiment si je dois l'appeler "amie" vu qu'elle va donner à manger à ses larves mes amies les araignées .... Donc là, nous voyons donc entre ses pattes quelque chose de marron. Cela la gêne pour voler, la gêne pour atterrir sur la patte de la tortue.



Elle a dégringolé aux pieds de la tortue, puis a repris son vol pour arriver au niveau de la jarre, mais avec difficulté. Sa charge pèse, elle l'encombre. Une fois arrivée, elle tire plus qu'elle ne porte la proie qui va servir à nourrir sa larve.

Il s'agit bien d'une araignée, car j'ai pu compter les pattes. Pauvre congénère ! Je ne peux rien faire pour elle.

D'une part je n'ai pas le droit d'interférer, et d'autre part il est déjà trop tard, puisqu'elle est paralysée à jamais.
ET que Dame Scéliphron lui a coupé les pattes qui devaient être trop longues, ne lui laissant que des moignons, ça l'aurait gênée pour le transport, et inutile en tant que nourriture pour sa progéniture.



Avec grandes difficultés Scéliphron parvient à faire entrer l'araignée paralysée par son venin par le goulot de la jarre.



Scéliphron entre dans la jarre pour ranger comme il faut l'araignée en la tassant au fond ... au-dessus des autres.



Puis elle ressort, mais ne va pas s'envoler tout de suite. Scéliphron va revenir plusieurs fois pour vérifier que tout va bien, que rien ne s'évade de la jarre.



L'enregistrement s'arrête, soit car il a atteint les 30 minutes, soit que la batterie est à recharger, soit que j'ai dû m'absenter. Tant pis, il faut patienter.


Lundi 08 août 2011 à 16h45

La poterie est fermée, et une trace d'humidité est présente. Pour moi cela veut dire qu'il ne me faut pas perdre de temps. Vite, je raccroche mon appareil photo au trépied qui est mis à son maximum, perché sur une table. Je grimpe sur le grand escabeau pour bien placer, mettre les réglages, le zoom, et c'est parti. Depuis que je filme notre guêpe maçonne, je deviens experte.



Ah, la voilà qui apporte sa boule de terre entre ses mandibules comme je vous ai montré au début de cette histoire, pour qu'elle soit aussi liquide, je pense qu'elle doit l'humecter avec sa salive.

Observez comment elle l'étale. Uniquement en s'aidant de ses mandibules. Une experte des mandibules, cette Scéliphron. Au fait, c'est une Scéliphron Spirifex. Il était temps de vous le dire.



Et elle s'active. Là, en consolidant sa jarre, elle prépare aussi la jarre suivante. Il faut que les jarres soient bien ajustées les unes aux autres, donc pas de creux vide.

Elle repart vite fait pour aller chercher une nouvelle boule de terre. Et poursuivre son cimentage.



Si vous regardez bien, vous voyez la boule entre ses mandibules sur la photo suivante.



Elle se pose un court instant, tourne un peu sur elle-même, et c'est au même niveau que tout à l'heure qu'elle continue à travailler.



On voit bien la boule qu'elle applique sur sa jarre, et va l'étaler.



Vraiment une spécialiste.



Sa technique est invariable et assurée. Du coup, je peux commencer à prévoir les différentes sections et chercher à compléter les phases manquantes. Tout va dépendre de ma disponibilité et de la batterie de l'APN.



Et la voilà à nouveau repartie. Quand va-t-elle s'arrêter ? Moi je suis fatiguée rien que de la regarder. Emerveillée, mais fatiguée.



Et la voici à nouveau de retour avec une boule de terre.



La fatigue gagne aussi pour notre Scéliphron, qui trébuche parfois.



Encore une application de terre.



Ca commence à devenir acrobatique, je ne sais pas pourquoi car elle aurait pu se placer de l'autre côté ....



Regardez aussi celle-ci, de position ! bientôt notre Scéliphron va nous montrer la position du poirier ?



Aïe, aïe, aïe, j'ai encore dû soit m'absenter, soit recharger la batterie, soit tout simplement oublier d'aller voir si l'appareil photo continuait à filmer. Je perds donc une partie de son travail.


Lundi 08 août 2011 à 19h00

Je reviens un peu tard, Scéliphron a déjà commencé une 4ème jarre. Il me faudra arriver à temps une prochaine fois car je veux assister au démarrage d'une jarre.


Voilà c'est tout pour aujourd'hui, demain je vous montre la suite.

Soyez tous au rendez-vous !

jeudi 11 août 2011

Scéliphron, suite 2


Vous vous souvenez que le nid de la guêpe Scéliphron était encore humide hier soir.



Le dimanche 7 août 2011 à 12H40

Le nid a bien séché.


Avez-vous vu l'image qui apparait dans cette terre séchée ? Curieux, n'est-ce pas ? Petit clin d'oeil de la nature.


Ce qui se passe ici fait penser au "disque-monde". Ce n'est pas donc peut-être pas pour être mieux placée qu'elle a choisi la patte de la tortue pour faire ses nids. Ce doit être une Scéliphron spirituelle. Ce qui expliquerait la présence de cette forme très curieuse. J'ai mis en parallèle - pour moi - cette partie très curieuse où elle apparaissait à des heures différentes, et bien sûr, c'est la terre qui sèche, mais pourtant, l'apparition est rapide, les autres formes font plus "terre".


Je suis partie tout l'après-midi et n'ai donc pas pu surveiller la progression. Lorsque j'arrive, le nid est déjà fermé.



Mais regardez donc le phénomène qui apparait sur une des photos de 20h10 :


Ce phénomène semble aussi se trouver sur la jarre de la Scéliphron.

Nous avons remarqué que ces phénomènes sont de plus en plus fréquents. Ils se densifient (c'est en tous les cas l'impression que nous en avons), venant d'une zone du spectre électromagnétique que nous ne voyons pas avec nos yeux, mais il semblerait que bientôt, nous les verrons. Je n'en dis pas plus, en France ce sont des choses que très peu de personnes acceptent. Surveillez vos photos et ne considérez pas comme ratées, celles qui présentent des cercles, des formes très brillantes, des tubes, des serpentins. Une fois éliminées les possibilités de poussière, pollen, poils, artefacts dû à la lumière du soleil, petits insectes, etc... , il reste des photos à conserver très soigneusement.


Pour en revenir à notre Scéliphron, vous remarquerez que l'opercule qui ferme l'entrée de la jarre est bien fin, pas comme la fermeture qui se trouve à côté.

Demain nous verrons pourquoi.

dimanche 7 août 2011

Scéliphron, suite 1


Nos Scéliphrons travaillent à toute allure.


Hier je vous ai montré quelques photos. Dont le nid de la Scéliphron de la tortue. Ce samedi 6 août, le matin, elle fermait son nid, et en fabriquait un autre accolé. Et il se peut qu'elle en ait fait un avant-hier, mais je ne la surveillais pas à ce moment-là. En effet, je trouve que derrière cette patte de tortue en résine, il y a un peu trop de ciment pour un seul nid.

Donc hier 6 août, je suis surprise de voir le nid fermé, celui que nous avions vu ouvert. Vous me suivez, c'est bon, je suis claire ?

L'autre Scéliphron est également en plein travail, mais je ne peux pas atteindre son nid, caché derrière un panneau de bois, tout en haut.

Pour pouvoir filmer dans de meilleures conditions le nid à la tortue, j'ai déplacé les résines. Cela n'a dérangé personne, et c'est tant mieux.

Voyons cela ensemble.

A 19h, elle travaillait encore d'arrache-pied, je suis témoin.


Vous constatez que le nid qui était ouvert hier, ne l'est plus. Elle a dû le fermer le matin.


Mme Scéliphron fait des va et vient incessants, espacés de quelques minutes, donc elle va chercher la terre mouillée pas bien loin. Il a plu ces jours derniers, donc de la terre mouillée, elle en a tant qu'elle veut.


Et elle colmate de partout. En haut, en bas, dessous, derrière. Une vraie maçonne, comme il se doit lorsqu'on est une guêpe maçonne.


Rien n'est laissé au hasard.


Je vous épargne le nombre de voyage qu'elle a fait cet après-midi et jusqu'à ce que j'arrête de la filmer à 19h.


Je l'ai laissée à son ouvrage, car j'avais le mien à faire. Chacun sa charge. A un moment, j'entends un bruit d'aile qui me fait penser à un ventilateur. Je m'approche, et que vois-je ? Un nouveau nid ! J'attends donc qu'elle parte pour un bon moment et je place la tortue de façon à bien voir pour les photos.


Ce nouveau nid, elle l'a fait en 3 heures de temps !

Je vous dis, mes amies-amis, que si nos maçons se mettaient à l'ouvrage de la même façon, il n'y aurait plus aucun problème de logement.

J'ai bien regardé, il n'y a aucun insecte, aucune chenille, aucune araignée à l'intérieur du nid. Demain matin, sans doute, lorsque le nid aura séché, elle y mettra la réserve de nourriture pour sa progéniture, pondra un oeuf, puis fermera l'entrée.

Combien de nid va-t-elle faire ?

Je ne vous promets pas de la filmer tous les jours, mais je vous montrerai le résultat qui à mon avis ressemblera juste à un amas de boue séchée. On ne distinguera plus ces jarres si bien faites.

Passez un bon dimanche à vous reposer pendant que notre amie sera à nouveau à l'ouvrage.

samedi 6 août 2011

Le nid de Scéliphron


Vous vous souvenez de Scéliphron, la guêpe potière dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises.


J'avais remarqué qu'il y avait 2 Scéliphrons qui étaient intéressées pour bâtir leur nid chez moi, et en effet. Une venait voir en haut, tout en haut à une ouverture inaccessible pour moi, et l'autre venait voir l'oeil de la tortue. Maintenant je comprends pourquoi l'oeil de la tortue était si intéressant, et vous allez voir vous aussi.

Leurs histoires pour nous, sont presque terminées. Il ne reste plus qu'à nos Scéliphrons de remplir leur nid d'insectes et d'arachnides qu'elles auront préalablement endormis (repas des futures Scéliphrons) puis elles pondront juste un oeuf chacune, reboucheront l'entrée de leur nid respectif, et le cycle de la vie recommencera.

Il manque encore une photo qui montre l'entrée rebouchée, je reviendrai pour compléter. J'ai tellement hâte de vous partager la joie qu'elles m'ont données hier, vendredi 5 août 2011. D'après mes impressions, je devrais pouvoir compléter d'ici dimanche. A moins qu'elle veuille faire son nid plus allongé qu'il l'est déjà. Revenez lire cet article la semaine prochaine, si tout va bien pour notre Scéliphron, ce nid sera bouché. L'an dernier c'est à la même époque que celle que je surveillais a travaillé d'arrache-pied.

Et souvenez-vous, même si sa taille est impressionnante, elle est inoffensive si vous ne l'obligez pas à se défendre. Elle va peut-être s'approcher de vous car elle est curieuse, mais si vous ne bougez pas, elle poursuivra son travail. Si vous bougez trop, elle va fuir et vous risquez qu'elle décide de ne pas s'installer chez vous. Quel dommage !

Je me tais, les photos sont plus intéressantes.


Là, vous la voyez en tout petit car je suis à 1m50 de distance. Oui, c'est elle vers le milieu de la photo, en haut, au-dessus des étiquettes blanches. Celle-ci travaille à l'intérieur du logement voisin qui est vide, heureusement pour elle.



L'autre Scéliphron est venue quelques fois observer l'oeil de la tortue. Et s'est mise à travailler à l'abri d'une de ses pattes.



3 cm de long, belle taille, mais c'est normal pour une Scéliphron adulte.



Je vous montre plusieurs Scéliphrons, pour monter un article qui se suive bien et dont je suis très fière. Oui, oui !
























Avec ses pattes, elle peut s'agripper même au verre du bocal à prendre en photo.



Ca, c'est la photo de l'an dernier. Cette année je n'ai pas pu faire mieux. Elle tient entre ses mandibules une boule de terre humide pour construire son nid. Nid qui est à l'intérieur de l'appartement voisin.



Et là, cette Scéliphron a fait son nid à l'abri de la patte de la tortue. Remarquez la similitude entre l'oeil de la tortue et l'entrée du nid. C'est pour ça que la Scéliphron venait inspecter l'oeil de la tortue.


Pour mieux prendre en photo, j'ai déplacé la tortue puis l'ai remise en place. J'aime bien cette photo avec le ciel.









C'est ici que j'espère pouvoir être en mesure de vous montrer le nid fermé.

A très bientôt ?

lundi 1 août 2011

Les 2 Zoropsis


Les amies-amis, ce matin je vous présente un comparatif des amies Zoropsis qui viennent chez moi.


Vous y avez les dates, la taille de nos amies, n'oubliez pas qu'on ne mesure que le corps, pas avec les pattes.

Chez moi, viennent des Zoropsis Media une espèce dite "rare", et des Zoropsis Spinimana. Cette dernière préfère vivre en intérieur parait-il et il semble que ça corresponde. La première vivrait dans les pierres en extérieur, mais chez moi elle vient dans le débarras et sur le balcon couvert. Et certainement qu'elles sont également dans le jardin d'en bas.

J'attends que les copains viennent me confirmer qui est qui, mais d'ores et déjà, je pense que la 1, la 3, la 4 et la 10 sont des Spinimana.

Pour les autres, suivant leur âge, elles peuvent se partager entre les 2 espèces, car pour certaines, le masque de Nosfératus et la couleur des chélicères y font penser si elles sont jeunes car l'épigyne est moins formé donc plus difficile à cerner. Je me permettrai de revenir corriger si besoin. Surveillez donc cet article si vous désirez savoir.







































Bonne semaine, et profitez du meilleur que vous donne la vie.