mercredi 12 juin 2013

Les meilleurs et les pires légumes

 

de  Santé Nature Innovation

Les meilleurs et les pires légumes

Il ne fait pas de doute que le meilleur moyen d'améliorer votre santé est de manger beaucoup de légumes frais, de bonne qualité, si possible bios, cultivés localement et consommés en majorité crus ou peu cuits.

Je suis fermement convaincu qu'il s'agit là d'un facteur clé pour mener une vie active et épanouissante. D'un point de vue nutritionnel, c'est la chose qui aura le plus d'impact sur votre santé et votre longévité, surtout si vous consommez vos légumes sous forme de jus extraits par vos propres soins.

Toutefois, tous les légumes ne sont pas nés égaux, et nos actuels agriculteurs et commerçants ont souvent des pratiques franchement mystérieuses :

Comment font-ils ces légumes ??

J'ai toujours eu mon lopin de terre sur lequel je cultive des légumes. Mais ayant de nombreux d'enfants, ma femme et moi achetons aussi beaucoup de légumes au supermarché.

Bien que nous choisissions, autant que notre budget nous le permette, des légumes bios, je suis néanmoins toujours stupéfait par la différence entre les légumes de mon potager et ceux du magasin :

  • calibre, forme, aspect : les légumes qui sortent de mon potager sont, à maturation, de toutes les formes et de toutes les tailles. Certaines carottes sont énormes, d'autres sont minuscules, beaucoup ont deux ou trois racines. Même après avoir été lavées à grande eau, elles conservent toujours des traces de terre et des petites radicelles un peu partout. Je ne comprends tout simplement pas comment « ils » font pour nous sortir des carottes toutes pareilles, régulières et luisantes comme si elles étaient en plastique. La même chose vaut bien sûr pour les tomates, les pommes de terre, les pommes, enfin tout ;

  • conservation : sans exagérer, mes légumes, une fois arrachés, ne se conservent que quelques jours, voire quelques heures, y compris si je les mets immédiatement au frigo. Salades, épinards et blettes deviennent tout raplapla presque aussitôt cueillis. Je n'imagine même pas quel aspect ils auraient en arrivant si je les mettais dans un cageot, puis dans un camion pour l'Allemagne ou l'Angleterre ; au supermarché, les légumes sont souvent impeccables et, de retour à la maison, se conservent des jours entiers sans pratiquement changer d'aspect. Cela relève du miracle...
  • goût, odeur, texture : comment font-ils pour nous produire des légumes aussi insipides ? Je n'ai pas la moindre idée de ce que je devrais faire pour parvenir à supprimer l'odeur de mes tomates, à diminuer le goût de mes carottes, ou donner à mes pommes de terre et à mes salades une texture aussi aqueuse que celles du supermarché. Il me semble que je ne fais que mettre mes graines dans la terre, désherber, arroser... et attendre que la nature fasse son travail. Pourquoi les légumes qui sortent de terre chez moi sont-ils systématiquement incomparablement meilleurs que ceux du commerce ?? Même les légumes bios n'arrivent en général pas à la cheville des miens.
J'étais tellement intrigué par ce phénomène que j'ai décidé de faire le test systématiquement, avec les légumes dont je trouvais des graines ou des plants en jardinerie.

Le résultat est que des choux de Bruxelles au persil en passant par les asperges, la rhubarbe, les poivrons, l'oignon, les aubergines et les melons, etc., je n'ai pas trouvé un seul fruit ou légume du jardin qui n'était pas immédiatement reconnaissable à son goût, à sa texture et à son odeur supérieurs.

Tout le monde n'ayant pas la possibilité de cultiver son lopin, les yeux et le nez nous sont d'un grand secours au supermarché. Un légume non bio mais qui a un bel aspect et une bonne odeur est généralement préférable à un légume bio sans odeur.

La fraîcheur est aussi un point décisif car de nombreux légumes comme le céleri branche, les betteraves rouges, les asperges, le concombre, perdent rapidement leurs nutriments après avoir été cueillis. Il peut donc arriver un point où un légume issu de l'agriculture conventionnelle mais bien frais devient préférable à un légume bio vieilli.

Et les pesticides ?

Bien choisir ses légumes, c'est aussi éviter le risque d'absorber :

  • des pesticides ;
  • des engrais chimiques ;
  • des OGMs ;
  • des aliment ionisés ou irradiés ;
  • des métaux lourds.
Selon l'Agence de Protection de l'Environnement, 60 % des herbicides, 90 % des fongicides et 30 % des insecticides sont cancérigènes, et la plupart sont également mauvais pour le système nerveux.

Ces produits ont également été liés à la maladie de Parkinson, à des fausses couches, à des problèmes de fertilité, de neurotoxicité, de perturbation du système hormonal (perturbateurs endocriniens).

Se tourner vers les légumes bios, qui n'offrent toutefois jamais une garantie totale, semble relever du plus pur bon sens. Mais le problème budgétaire fait que peu d'entre nous peuvent se nourrir intégralement de produits bios.

Heureusement, tous les légumes ne sont pas aussi risqués.

Les légumes les plus et les moins contaminés

Les fruits et légumes les plus contaminés en pesticides, et que vous avez donc le plus intérêt à acheter bios, sont :

  • les pêches, les pommes, le céleri, les cerises, les poires, les nectarines, la laitue, les épinards, les fraises, les raisins, les pommes de terre et les poivrons.
Les fruits et légumes les moins chargés en pesticides sont :

  • les brocolis, les choux, les oignons, les petits pois (surgelés), le maïs doux, les asperges, les kiwis, les mangues, les avocats, les bananes et les ananas. (1)

Les meilleurs légumes pour la santé

Maintenant, ce n'est pas parce qu'un fruit ou un légume contient peu de pesticides qu'il apporte le maximum de bienfaits pour la santé.

En réalité, il faut chercher à privilégier les légumes colorés, surtout lorsqu'ils sont verts et à feuille, riches en antioxydants, en vitamines et en minéraux.

Les pommes de terre sont à éviter du fait de leur importante « charge glycémique » : une pomme de terre est composée d'amidon presque exclusivement. Une fois cuit, cet amidon se transforme en glucose pur dès qu'il est en contact avec votre langue, et il fait augmenter votre taux de sucre dans le sang plus vite que si vous mangiez du sucre en morceau. Si bien que ce qui est mauvais dans les frites, ce n'est pas tant l'huile dans laquelle elles ont cuit, comme on l'imagine souvent, mais la pomme de terre elle-même, parce qu'elle est surcuite, et en particulier le grillé.

Les légumes dont il ne faut pas abuser, parce qu'ils sont eux aussi riches en sucre, sont les betteraves rouges, les carottes, les aubergines et les potirons.

En revanche, vous n'avez aucune raison de vous limiter si vous mangez les autres légumes. Dans l'ordre alphabétique : asperge, avocats, blettes, brocolis, céleri, chicorée, choux de toutes sortes y compris chou-fleur, chou chinois, chou rave et choux de Bruxelles, concombres, courgettes, endives, épinards, fenouil, oignons, patate douce, persil, poivrons, radis, salades de toutes sortes, scarole, tomates.

En mangeant de tous ces légumes régulièrement, crus ou peu cuits si possible, vous apporterez à votre organisme les nutriments dont il a besoin pour se maintenir, se développer, et pour guérir.

Car le fait est que les scientifiques ne savent au fond pas grand chose sur les nutriments et les prendre sous forme isolée, en compléments alimentaires, n'est pas toujours une bonne idée. La meilleure façon de les apporter à votre corps est en mangeant des légumes entiers, frais et si possible bios. Je recommande qu'au moins un tiers de votre alimentation totale soit crue, et le meilleur moyen d'atteindre cet objectif est de faire des jus de légumes avec vos légumes frais.

Mais le plus important est de manger des légumes, quelle qu'en soit la forme, et donc ne vous laissez pas décourager parce que vous ne pouvez faire du jus qu'une ou deux fois par semaine. Même si vous commencez doucement, vous observerez rapidement des améliorations qui vous encourageront à augmenter peu à peu cette saine habitude de vie.

A votre santé !

JMD

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mardi 11 juin 2013

Récupération d'un essaim d'abeilles


Dernièrement, j'étais chez une copine, celle qui a près de chez elle ce gros nid de frelon asiatique, que je viens de poster. 


Un buddleia (arbre aux papillons) attire son regard car elle distingue une forme sombre en son milieu. 


Nous pouvons nous approcher très près et admirer ces abeilles qui vont et viennent.


Les abeilles s'approchent de nous, nous frôlent, mais nos intentions étant pacifiques, tout se passe bien.


Nous appelons l'apiculteur voisin pour récupérer l'essaim. Nous pensons en effet que l'essaim vient de chez lui.



Il trouve qu'il n'y a pas beaucoup d'abeilles, alors il invite l'essaim à entrer dans une ruche déjà occupée.....



Ne rions pas, il pourrait se vexer. Mais s'il met ce petit essaim dans une ruche où il y a déjà une reine, d'ici très peu de temps, il y aura un nouvel essaimage puisque 2 reines ne peuvent pas co-exister dans la même ruche. 

 

Merci tout de même aux abeilles et à cet apiculteur pour ces belles images.

Parions qu'il a plus de pertes avec l'essaimage qu'il ne sait pas maîtriser qu'avec le frelon asiatique qui loge près de chez lui. Chutttt il ne le sait pas  ;-)


Vespa velutina nigrithorax frelon asiatique


Ce frelon est végétarien. 

Pourtant pour nourrir ses larves, il n'hésite pas à tuer nos abeilles, leur coupant la tête très riche en protéines nécessaires à la survie des larves. 


Voici un nid qui a été mis à découvert en nettoyant le mur de cette vieille maison.

Les nids ne sont pas réutilisés d'une année sur l'autre.



Une dizaine de ruches sont à proximité depuis de nombreuses années à une petite centaine de mètres, et pas de carnage.

(ces photos datent de l'automne dernier)
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Article du 5 octobre 2010 : http://spidermarrante.blogspot.fr/2010/10/vespa-velutina-nigrithorax.html

Le doux bain de bébé





dimanche 2 juin 2013

Je vous écris du Japon



Lettre de Janick Magne 
aux députés français ce jour
(envoyée à chacun d’eux sur leur 
e-mail de l’Assemblée)

De Tokyo, Japon, le 30 mai 2013
Mesdames et Messieurs les députés,
Je vous écris du Japon, je viens d’apprendre qu’un débat au sein de l’Assemblée Nationale, ce soir, fera enfin sortir de l’ombre la douloureuse question du nucléaire. Vous allez notamment évoquer l’accident de Fukushima. Je vous dis MERCI d’aborder enfin ce que nous savons tous ici, au Japon, mais que personne ne veut entendre en France. Laissez-moi rêver et espérer un peu : je vais vous parler du Japon en quelques lignes et je souhaite que vous lisiez ce message avant votre première réunion….
Oui, la situation à Fukushima est terrifiante. Non, nous ne voyons pas d’issue. Chaque jour, ce sont 400 tonnes d’eau souterraine qui pénètrent dans les soubassements de la centrale accidentée de Fukushima-1 et viennent se contaminer au contact de l’eau de refroidissement des trois réacteurs dont les coeurs ont fondu et desquels personne ne peut approcher, tant la radioactivité y est importante. L’eau souterraine pénètre aussi dans le bâtiment des turbines. Jour après jour, des ouvriers pompent cette eau, la filtrent en partie – bien insuffisamment car il n’existe aucun moyen de se débarrasser de la plus grande partie des quelque 120 radionucléides qu’elle contient – et la conservent ensuite dans des réservoirs et des citernes provisoires. Le site ne pourra bientôt plus accueillir de nouvelles citernes et l’eau est beaucoup trop radioactive pour être rejetée dans l’océan où la pollution radioactive atteint déjà des records.
Il y a un peu plus de 2 semaines, le 13 mai, l’électricien nucléaire japonais TEPCO a rencontré à Fukushima les représentants des coopératives de pêche locales.
Ils voulaient convaincre les pêcheurs que la dernière trouvaille de TEPCO était la bonne: récupérer dans 12 puits en amont de la centrale le quart environ des eaux souterraines (soit 100 tonnes/jour) et déverser cette eau dans l’océan. Ainsi, il n’y aurait « plus que » 300 tonnes d’eau souterraine par jour qui viendraient se contaminer au contact des réacteurs.
TEPCO croyait acquis l’accord des pêcheurs, mais ceux-ci n’ont pas marché dans la combine : ils viennent de refuser, ils demandent un temps de réflexion supplémentaire, car TEPCO leur a tellement menti, TEPCO a tellement manipulé les chiffres et nié la gravité de la catastrophe qu’il est IMPOSSIBLE de les croire aujourd’hui. Les pêcheurs se demandent à quelle sauce TEPCO va encore les manger. Nous nous demandons TOUS ici à quelle sauce nous allons être mangés, mais ce sera une sauce au césium, bien évidemment.
Plusieurs ingénieurs de la centrale de Fukushima l’ont déclaré à la presse ces dernières semaines: ils sont incapables de prévoir ce qui va se passer demain, la semaine prochaine, le mois prochain. Toute leur énergie se concentre sur ce problème des 390 000 tonnes d’eau déjà stockées sur le site et des 400 tonnes journalières supplémentaires. Ils essaient juste d’avoir une heure d’avance sur l’eau, rien qu’une petite heure à la fois. L’un d’entre eux l’a dit : « S’il se produisait un nouvel accident (et comment ne pas y penser, dans l’état où se trouve le site, et alors que les secousses sismiques se poursuivent et se répètent inéluctablement ?), s’il se produisait un accident, donc, NOUS NE POURRIONS PAS Y FAIRE FACE. » J’ai envie de crier AU SECOURS ! Qui, mais qui sera enfin assez sensé pour intervenir ici au Japon, pour stopper ce massacre en préparation, pour freiner la course folle du Japon vers la reprise du nucléaire alors que nous avons cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ? Le gouvernement japonais est dans le déni. La population se sent impuissante et préfère, trop souvent, feindre de croire le discours officiel.
Et pourtant, savez-vous que nous attendons pour la fin juin une livraison de MOX français à destination d’une centrale arrêtée depuis février 2012, sur la côte ouest du Japon, à Takahama ? C’est peut-être moi qui vais vous l’apprendre, Mesdames et Messieurs les députés, mais le Japon ne fonctionne plus actuellement qu’avec 2 réacteurs nucléaires sur 48 (je ne compte pas les 6 réacteurs de Fukushima-1, dont 4 sont hors service pour les raisons que vous connaissez, et les 2 autres ont été abandonnés). Le saviez-vous ? Entre mai et début juillet 2012, PAS UN SEUL réacteur n’a fonctionné dans le pays. Nous avons vu les réacteurs s’arrêter un par un entre la date de la catastrophe (11 mars 2011) et mai 2012, soit en raison d’incidents soit pour des opérations de maintenance. Personne n’a ensuite eu l’audace de les remettre en marche jusqu’à ce jour de début juillet 2012, où, passant outre le sentiment profondément antinucléaire de la population, les autorités ont fait du forcing et redémarré 2 réacteurs à la centrale d’Ôi, arrêtant du même coup une centrale thermique à proximité (car, oui, il y avait suffisamment d’électricité !). Depuis bientôt un an, ce sont les deux seuls réacteurs en service dans le pays.
À l’heure où il faudrait tout tenter pour arrêter cette folie et trouver une solution d’urgence, le gouvernement japonais encourage les gens à revenir dans la zone d’exclusion qui, jusqu’au 31 mars 2013, s’étendait sur 10 à 20 km en demi-arc de cercle autour de la centrale accidentée : qui voudrait revenir à deux pas d’une centrale incontrôlable, à deux pas de trois réacteurs éventrés dont on ne sait même pas où se trouve le combustible, à deux pas de ces gigantesques masses d’eau contaminée dans des citernes dont personne ne sait combien de temps elles tiendront, à deux pas d’un site qui contient 2000 tonnes de combustibles usés répartis dans des piscines de désactivation instables, certaines au sommet de bâtiments qui ont explosé, et alors qu’il est devenu si difficile de trouver du personnel que TEPCO recrute au Brésil et emploie des SDF ?
Aujourd’hui, 11 villes de l’ancienne zone d’exclusion ont été partagées en trois nouvelles zones qui s’enchevêtrent inextricablement : une zone toujours interdite car la radioactivité y dépasse les 50 millisieverts par an, une zone intermédiaire où l’on a bien imprudemment promis aux habitants qu’ils pourraient revenir s’installer d’ici 3 ans, et dont la radioactivité se situe entre 20 et 50 millisieverts/an, et une zone « de préparation au retour » où la radioactivité peut monter jusqu’à 20 millisieverts/an. Pour rappel, sachez que la dose maximale autorisée pour les travailleurs du nucléaire en France est de 20 millisieverts/an et que la norme internationale pour la population civile est de 1 millisievert par an, comme vient de le rappeler la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU.
La nouvelle Autorité de Sûreté Nucléaire japonaise vient coup sur coup d’exiger l’interdiction de reprise d’activité de plusieurs centrales en raison de fausses déclarations de contrôles qui n’ont jamais eu lieu et parce que de très nombreux réacteurs sont situés sur des failles sismiques actives.
Mesdames et Messieurs les députés, il faut arrêter le massacre. Il faut que vous arriviez à convaincre M. Hollande que le nucléaire n’est PAS une option. Nous allons en crever. Vite, vite, faisons quelque chose ! Si vous le voulez, utilisez mon expérience de Française au Japon qui vit tout cela en direct, utilisez mon témoignage pour porter enfin un message que personne ne voulait entendre jusqu’à maintenant et dont dépend pourtant notre survie à tous.
Je me souviens d’une conversation que j’ai eue à Tokyo avec Monsieur le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius fin 2012 : il m’a dit qu’il avait toujours cru « comme tout le monde » qu’il était impossible d’arrêter le nucléaire du jour au lendemain …jusqu’au jour où il y a eu Fukushima et que le Japon a tout arrêté. Oui, quasiment du jour au lendemain, le nucléaire s’est arrêté au Japon ! Avec 54 réacteurs à l’origine, contre 58 en France…
Merci d’y réfléchir. MERCI pour nous tous, au Japon et dans le monde (l’hémisphère Nord pourra être lourdement touché en cas de nouvelle catastrophe au Japon), MERCI pour les générations à venir.
Je suis allée plusieurs fois dans la zone interdite de Fukushima. J’en rapporte des conférences et des photos. Je le fais pour témoigner, pour montrer où nous mène la folie des hommes et l’arrogance de certains, plus animés par le goût du profit immédiat que par le souci du devenir humain.
Mesdames et Messieurs les députés, merci de m’avoir lue. Je serai 6 jours en France du 7 au 13 juin, je viens témoigner dans trois conférences de la situation à Fukushima. Si vous voulez me rencontrer cette fois-ci ou à une autre occasion (je serai de nouveau en France de début août au 20 septembre environ), n’hésitez pas à me contacter, je serai heureuse de témoigner, comme j’ai promis à mes amis japonais de la zone interdite de le faire sans répit.
Salutations républicaines,
Janick MAGNE
janickmagne@gmail.com
Enseignante d’université à Tokyo,
Au Japon depuis 34 ans
Candidate EELV aux Législatives 2012 dans la 11ème circonscription des Français hors de France

Merci à Janick de se dévouer pour nous transmettre des nouvelles très régulièrement. 

Vous pouvez vous procurer la vidéo de son intervention à Cahors de l'an dernier, où elle nous expliquait la situation au Japon, suite à ce terrible accident nucléaire.
Vidéo, et enregistrement audio disponible auprès du groupe MCLSDN :
06 81 95 29 19


jeudi 30 mai 2013

URGENT - Contrez le plan anti-abeilles des firmes agrochimiques !


ATTENTION !

La pseudo-interdiction des néonicotinoides annoncée par la Commission Européenne est en fait un leurre échafaudé par les firmes agrochimiques pour faire accepter définitivement leurs pesticides tueurs d'abeilles!

Si nous n'agissons pas immédiatement, ce plan entrera en vigueur dans les jours qui viennent.
Signez vite la pétition pour les stopper !


Madame, Monsieur,


Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !

Nous devons la stopper net, avant qu'elle n'ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l'avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.

Il n'y a pas un instant à perdre.

Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).

Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...

Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effrené et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).

Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles – malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !

Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.

Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !


En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».

De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)

A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !

C'est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.
Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : d'ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d'abeilles.

Nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !

Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :

- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...

- les cultures de printemps et d'été "non traitées" seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...

- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant "interdiction" des néonicotinoïdes

- Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.

Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…

Il faut tuer dans l'œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !

Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l'on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l'impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :

d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % – sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs – en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques (6).

Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !
En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !

Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.

Signez la pétition, et transmettez cet email à un maximum de personnes autour de vous.

D'avance, merci !

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature

Pour en savoir plus :

1- Le texte de la Commission européenne interdisant 3 néonicotinoïdes :

2- L'excellent rapport de Corporate Union Observatory sur le sujet (en anglais) :
Ou ici en français, le bon petit résumé publié en ligne dans le Journal de l'environnement :

3- Début 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs :

4 -Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l'Agence de protection de la santé américaine :
Voir aussi l'étude de J. DeCant et M. Barrett publiée en 2010 dans la revue Environmental Protection (pp. 1-99) : Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and Condiment) and Cotton.

5- La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.
L'imidaclopride par exemple peut être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles :
Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidacloprid, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999 :
Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262

6- Rapport Ecophyto R&D de l'INRA : « Réduire l'usage des pesticides » :
  
Pollinis – Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs
Association Loi 1901 Conservatoire des Fermes et de la Nature
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org

jeudi 23 mai 2013

Aliens, OVNIs, et Démons


Ils font référence à ce que dit Vallée, voilà que je trouve intéressant. Son silence m'étonnait. 




LA GRANDE TROMPERIE DE SATAN ! (via Pleins Feux Sur l'Heure Juste)

Aliens et OVNIs  Par Dean T. Olson – Le 24 juin 1947, Kenneth Arnold pilotait son avion privé près du mont Rainier, dans l’état de Washington, quand il aurait vu neuf objets brillants volant près de la montagne. Arnold a décrit les objets comme « ressemblant à des soucoupes … » Il les…