Eh bien voilà qui est la preuve que l'expérimentation animale est inutile et néfaste pour la vie ...
Laissons les rats, singes, lapins, vaches, juments, etc..... vivre leur vie en paix.
Alternative-Santé n°80
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ALGODYSTROPHIE, AMPUTATION, PARALYSIE...
LA TECHNIQUE DU MIROIR
Cette méthode étonnante permet d'effacer la
douleur fantôme d’un membre amputé, de supprimer le syndrome algodystrophique ou de rééduquer un membre paralysé.
Elle s’appuie sur les travaux du Docteur Vilayanur Ramachandran,
neurobiologiste, directeur du Centre de recherche sur le cerveau et la
cognition à l’université de San Diego Californie. Ses travaux sur des
syndromes neurologiques tels que le membre fantôme
chez l’amputé et l’algodystrophie ont démontré que la souffrance du
membre était corrélée à une réorganisation corticale.
Le but de l’exercice est de désapprendre au cerveau la perception de la lésion grâce à une réalité virtuelle.
On crée l’illusion virtuelle que l’amputé a récupéré son membre et que
le patient atteint d’algodystrophie a retrouvé un bras ou une jambe
normale, mobile et sans douleur, et cela grâce à l’utilisation d’un
miroir.
C’est à faire chez soi – il n’est nul besoin d’une assistance
médicale puisque ce n’est pas dangereux, et enfin... c’est gratuit !
Application pour un bras amputé
Le patient doit se placer côté amputé contre le mur juste à côté d’un miroir mural.
S’il s’agit du bras gauche, il voit donc dans le miroir le reflet de
son bras droit, donnant l’illusion que c’est son bras gauche.
1 - On lui demande alors de rapprocher sa main du miroir, et même de
toucher le miroir, ce qui donne l’impression que les deux mains gauche
et droite se touchent.
2 - On lui demande ensuite d’effectuer à
courte distance de la glace des mouvements des doigts et des poignets :
ouvertures, fermetures des doigts, flexions-extensions des poignets,
cercles des poignets, rotations des avants bras - cela donne une
sensation de synchronicité des deux mains
3 - On
demande ensuite au patient d’écarter sa main du miroir de façon à ne
plus avoir que son bras gauche du miroir dans son champ de vision. Tout
en faisant les mouvements du bras droit, il doit imaginer qu’il en donne
l’ordre uniquement au bras gauche.
Puis le patient recommence les 3 étapes plusieurs fois.
Au cours de ces exercices, la vision et la conscience du corps
s’opposent et finissent par perturber le cerveau. Au retour visuel
direct le patient a l’impression que son membre fantôme bouge.
Application pour une jambe amputée
C’est le même exercice mais cette fois il convient de l’effectuer
couché en plaçant le miroir d’une façon adéquate pour cacher la jambe
amputée et voir le reflet de la bonne jambe.
Application à l'algodystrophie
Cette complication douloureuse est devenue très courante de nos jours
suite à des fractures ou des entorses. La médecine n’offre guère de
solutions efficaces, ce qui fait que cela peut entrainer de longs mois
de souffrance et d’invalidité partielle.
La technique est la même
que précédemment. Bien que les résultats s’observent immédiatement, les
répétitions des exercices doivent être
quotidiennes afin que le résultat perdure.
Il faut compter 15 jours à 3 semaines pour un résultat durable.
Quelques tentatives d'explications scientifiques (pour les esprits curieux)
1 - Le contrôle des mouvements volontaires vient du cortex moteur
primaire situé dans le lobe frontal, en avant de la scissure de Rolando.
Il s’occupe surtout des mouvements simples. Le cortex prémoteur, aire
motrice complémentaire en avant du précédent est chargé de savoir-faire
plus complexes et transmet des instructions précises au cortex moteur
primaire. Les influx nerveux cheminent dans la moelle épinière jusqu’aux
muscles côté opposé du corps et le mouvement s’effectue.
Ordre → aire motrice complémentaire → cortex moteur → muscles → mouvement
Une fois le signal envoyé aux muscles, une boucle de rétrocontrôle est
activée et informe le cervelet et les lobes pariétaux (deux autres aires
importantes du traitement) que l’ordre est exécuté. Le cervelet et les
lobes pariétaux comparent
l’intention et l’exécution.
Dans le cas du membre fantôme, quand le patient décide de bouger son membre fantôme dans le miroir,
les aires frontales motrices ne savent pas que le membre manque bien que le sujet le sache.
Les ordres de bouger sont ressentis comme des mouvements car contrôlés
par le lobe pariétal, siège du cortex sensitif contenant notre image du
corps (Homonculus de Penfield).
2 - Autre explication tirée des travaux de Shaun Gallagher, professeur de Philosophie sur
l’image du corps et le schéma corporel :
Le schéma corporel permet à chacun de nous d’ajuster automatiquement
les mouvements de son corps à son espace : c’est une notion issue de la
physiologie, liée à la motricité qui opère sous le niveau de la
conscience et qui nous permet d’avoir une connaissance implicite du
corps dans l’espace. L’image du corps est une représentation complexe
qui comprend des états de différentes origines : perceptions,
souvenirs, croyances, émotions. Elle est consciente et nous permet
d’avoir une représentation langagière de notre propre corps.
Une amputation ou une blessure peuvent provoquer un décalage entre
l’image du corps et le schéma corporel. L’image du corps se modifierait
plus vite et la persistance du schéma corporel tel qu’il était avant
l’accident serait une des causes de l’existence de la douleur.
Le miroir permet de modifier ce schéma corporel à l’aide du feedback visuel.
3 - Voici une des dernières hypothèses sur la genèse du membre fantôme :
Il se crée une colonisation, un « remapping » neuronal dans l’aire
somatosensorielle. La zone de l’aire correspondant au membre amputé
n’est plus normalement stimulée par les nerfs périphériques. De ce fait,
les zones adjacentes, qui correspondent à d’autres parties du corps,
colonisent la zone laissée sans
stimulation. La colonisation serait ralentie par l’apport du feedback
visuel positif. Dans les cas de greffe de mains, les douleurs présentes
avant l’intervention disparaissent, le cerveau est capable de restaurer
l’engramme neural qu’il avait avant l’amputation.
Ainsi Mr
Ramachandran gratte la joue d’un patient amputé de la main et la
douleur diminue. Il faut se référer à la cartographie de l’homonculus
pour trouver la
zone sous-jacente à stimuler.
Il a utilisé cette technique sur des
patients atteints d’algodystrophie de la main (en grattant la joue et le
moignon de l’épaule) ou du pied (en grattant le segment jambier).
NOTA :
Il peut paraître invraisemblable d’envisager que l’on
puisse utiliser une illusion visuelle pour éliminer une perception
sensorielle construite dans notre cerveau… et pourtant, les résultats
sont là !
Application à une paralysie ou aux séquelles d'AVC
Le cas d’application le plus classique est celui d’une séquelle d’AVC, avec toutes les chances que ça marche en quelques mois. Les exercices sont toujours les mêmes que plus haut.
Mais dans le cas d’un traumatisme d’accident ou d’une rupture de
moelle épinière, cela ne pourrait pas fonctionner puisqu’il y a une
rupture de la chaine nerveuse.
Dans ce cas, la meilleure des choses à pratiquer 2 à 3 fois par jour – ou plus – est
une visualisation courte mais très claire (1 mn ou 2) de la réparation du site, en s’aidant d’un schéma anatomique si nécessaire. Je
n’invente rien,
c’est la méthode Simmonton qui existe depuis des décennies.
Mais attention, il faut de la pugnacité : un tel chantier de
restauration ne se fait pas en un jour, mais nécessite souvent des mois –
ce n’est pas Lourdes…
Deux exemples vécus : ils l'ont fait !
Mireille A. 32 ans, s’est présentée dans un de mes ateliers
avec une main paralysée suite à un accident de voiture qui l’avait
envoyée dans le pare-brise ; le nerf radial de son avant-bras a été
sectionné, et présentait une rétraction de 17 cm, il était inopérable.
Suite à mes directives, elle a effectué quotidiennement les séances de visualisation. Le nerf a repoussé
comme une racine et a mis 6 mois pour refaire la jonction. Un an après, elle refaisait de la varappe, son sport favori.
Bruno Z. 22 ans est arrivé dans un autre atelier en marchant
de la manière robotique des handicapés moteurs. Je lui demandai ce qu’il
lui était arrivé, et il me répondit laconiquement :
- « rupture de la moelle épinière ».
Sidéré, je lui ai rétorqué :
- « Et vous marchez ??? »
Il me dit alors :
- « Ça a pris 9 mois (comme un accouchement)
– j’ai décidé que je marcherais à Noël, et je l’ai fait….. »
- « Mais qu’avez-vous donc fait ? »
- « J’ai fait reconnecter les deux bouts en vision intérieure tous les
jours, tous les jours, pendant 5 mn plusieurs fois – et la moelle a
repoussé millimètre par millimètre… ».
C’est la même recette – mais CHAPEAU !
Ce que Mireille et Bruno ont fait, je pense que n’importe qui peut le
faire, car nous avons ce pouvoir en nous – mais encore faut-il
s’accrocher ! Il est d’abord nécessaire d’y croire sans faille, et aussi
faire preuve de beaucoup de patience et de ténacité.
Plutôt que rester handicapé à vie, cela ne vaut-il pas le coup d’essayer ?
Michel Dogna
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